COÛT DE LA RENTRÉE

COMMUNIQUÉ DE SYNTHÈSE

Mardi 18 août 2020 la FEBIA publie pour sa première année l’indicateur du coût de la rentrée des étudiant·e·s de Bourgogne. Mis en place par la FAGE depuis 18 années consécutives, l’indicateur du coût de la rentrée a pour objectif de présenter l’ensemble des postes de dépense d’un·e étudiant·e de 20 ans en licence, non-boursier·e et décohabité·e en Bourgogne.

Un prix important, 2075,01 € pour la rentrée 2020, dont l’étudiant doit s’acquitter pour lancer ses études. Composé de frais de vie courante mensuels et de frais spécifiques ponctuels, l’indicateur du coût de la rentrée prend autant en compte le loyer que les frais pédagogiques.

Le premier constat que l’on peut en tirer, c’est l’inégale situation des étudiant·e·s selon leur ville d’études. Les écarts de prix sont importants, et le coût de la rentrée varie de quelques centaines d’euros selon la ville. Ces inégalités territoriales au sein même de la Bourgogne traduisent des réalités frappantes concernant les étudiant·e·s. D’abord, avec l’action du CROUS qui n’est pas uniformisée, comme à Nevers où le CROUS est très peu présent, ce qui a des conséquences sur les coûts associés notamment au logement. Du côté des transports, les prix des abonnements flambent et les réductions accordées aux étudiant·e·s ne sont pas suffisantes.

Les coûts mis en avant par l’indicateur révèle une précarité importante, avec des étudiant·e·s qui sautent des repas faute de moyens pour subvenir à leurs besoins principaux. Ils sont 21,5 % pendant le confinement selon notre enquête.

L’ensemble de ces coûts nécessite des mesures et la FEBIA propose ainsi :

  • une linéarisation des bourses du CROUS pour les étudiant·e·s

  • un élargissement des conditions d’accès pour les réductions pour les transports

  • une harmonisation de l’action du CROUS sur la Bourgogne

  • une revalorisation des aides accordées pour le paiement du loyer

  • l’expérimentation de la gratuité des transports pour les jeunes

  • la systématisation d’offres de proximité pour les trajets en train

Aussi, la FEBIA développe une action de lutte contre la précarité sur l’ensemble de la Bourgogne. Par la construction d’une AGORAé à Dijon et par la distribution de paniers de 1ère nécessité pour les étudiant·e·s des autres sites délocalisés.


AVANT-PROPOS

Créée en avril 2020, la FEBIA (Fédération Étudiante de Bourgogne Inter-Associative) présente pour la première fois son indicateur du coût de la rentrée. Forte d’une présence sur l’ensemble de la région, la FEBIA s’engage pour les étudiant·e·s et les jeunes de toute la Bourgogne. Sa première mission est alors celle de représentation du public qui est le sien, par le portage de positions politiques pour la défense des droits des étudiant·e·s.

Aussi, la FEBIA a une activité de formation intensive pour les associations qu’elle rassemble, dans l’objectif de professionnaliser leur action de service à l’étudiant·e. Dans la période que nous traversons, il est plus que jamais essentiel de pouvoir continuer d’accompagner au mieux les étudiant·e·s dans le besoin. Cela passe par la mise en place de services d’aide juridique et administrative ou encore des actions concrètes de lutte contre la précarité comme celle mise en place en avril dernier à destination des sites délocalisés. Parallèlement, la professionnalisation de l’action des associations contribue au rayonnement culturel du territoire, par le développement de projets innovants.

L’indicateur du coût de la rentrée s’inscrit dans la dynamique menée par la FEBIA, qui souhaite concrétiser son action par une analyse complète de la situation des étudiant·e·s de Dijon, mais également ceux de Nevers, Le Creusot, Auxerre, Chalon-sur-Saône et Mâcon.

Au national, l’indicateur est publié chaque année depuis 18 ans par la FAGE (Fédération des Associations Générales Étudiantes) à laquelle la FEBIA est adhérente. L’objectif de la FEBIA est de pouvoir cette année faire le point sur les dépenses des étudiant·e·s de l’université de Bourgogne et veiller à ce qu’elles n’explosent pas dans les années à venir. Une vigilance qui s’associe à un corpus de propositions, pour améliorer la situation des jeunes et étudiant·e·s de Bourgogne.


ANALYSE SYNTHÉTIQUE

MÉTHODOLOGIE ET SYNTHÈSE

C’est le prix que doit payer un·e étudiant·e à son arrivée à l’université de Bourgogne, quelque soit l’endroit où elle·il poursuit ses études. Un coût déjà exorbitant, qui est en pleine augmentation sur tous les territoires.

Pour réaliser cette première estimation du coût de la rentrée pour un·e étudiant·e entrant à l’université de Bourgogne, les dépenses des étudiant·e·s ont été divisées en deux parties : les frais spécifiques de rentrée et les frais de vie courante.

Pour la rentrée 2020 - 2021, les frais de vie courante sont de 1037,86 €. Ils sont mensuels. Ils comprennent les loyers, les repas (au restaurant universitaire ainsi que les courses alimentaires), des achats d’équipements divers, les loisirs, les transports ainsi que les abonnements téléphonie et internet. Ces frais sont propres à la Bourgogne. Les frais spécifiques de rentrée quant à eux s’élèvent à 1037,15 . Ils sont nationaux, et comprennent les frais de scolarité (CVEC et inscription universitaire), la complémentaire santé, les frais liés au logement (assurance et frais d’agence), ainsi que le matériel pédagogique.

EN BREF


ET SUR L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE

FRAIS SPÉCIFIQUES DE RENTRÉE

Pour calculer le coût de l’inscription à l’université, la référence est un·e étudiant·e s’inscrivant en première année de licence. Les frais d’inscription s’élèvent donc à 170 €2. Ces frais sont plus élevés pour un·e étudiant·e en master avec 243 €, et pour un·e doctorant·e avec 380 €. L’étudiant·e doit également payer la Contribution à la Vie Étudiante et de Campus à hauteur de 92 €. Si la CVEC est exonérée pour les boursier·e·s, elle reste à la charge du reste des étudiant·e·s et est en constante augmentation depuis 2 ans, puisqu’elle est indexée sur l’inflation.

L’étudiant•e devra ensuite souscrire à une complémentaire santé. En Bourgogne, a été choisi le tarif de l’offre ‘Confort’ proposée par la mutuelle régionale, la SMERRA, pour 240 € par an. Cette offre prévoit le remboursement à 100% des frais d’hospitalisation, de consultation médicale, d’optique ainsi que d’autres accessoires.

Viennent ensuite les frais d’agence, qui sont un poste de dépense important, notamment pour les néo-étudiant·e·s en recherche de logement. Ils sont estimés à 220 €3 pour un appartement de 20m2 avec état des lieux. Ce sont les frais plafonds pour le territoire, étant donné qu’aucun site de l’université de Bourgogne n’est situé en zone tendue. Les frais d’assurance pour le logement s’ajoutent à ceci, à hauteur de 59 € par an avec une assurance prise auprès de la SMERRA. Il est possible d’observer que la recherche d’un logement s’avère très rapidement coûteuse, et entraîne une pression supplémentaire pour les étudiant·e·s en difficulté qui doivent s’assurer de la profitabilité de leur logement.

Enfin, l’étudiant·e aura besoin de matériel pédagogique. Celui-ci est variable selon les filières, mais pour représenter au mieux ce coût, le prix moyen de l’achat de matériel d’écriture, de fournitures diverses ainsi qu’un sac à dos a été pris en compte. Il est estimé au total à 256,15 €4. Seulement, de nombreux coûts spécifiques s’ajoutent selon les filières, que ce soit par l’achat d’ouvrages pédagogiques, d’outils numériques ou encore d’équipement pratique.

FRAIS DE VIE COURANTE

Les frais de vie courante quant à eux prennent en compte les dépenses mensuelles des étudiant·e·s de l’université de Bourgogne.

Ces dépenses mensuelles concernent d’abord les logements. Pour assurer la meilleure représentativité possible de l’indicateur du coût de la rentrée, la FEBIA a choisi de les calculer en prenant en compte le nombre d’étudiant·e·s sur les différents sites de Bourgogne (les étudiant·e·s dijonnais·e·s représentent par exemple 80% de la population globale5). La répartition des étudiant·e·s dans les différents logements a aussi été étudiée : la majorité d’entre eux vivent en studio, mais certains vivent en colocation, en chambre étudiante ou dans un appartement plus grand comme un T26.

Tous ces critères pris en compte donnent un loyer moyen pondéré estimé à 394,93 €7 par mois. Il faut noter que de grandes disparités se font sentir entre les territoires, allant de 273,70 € pour le Creusot à 408,10 € pour Dijon.

Pour les transports, le prix des abonnements aux transports en commun au tarif étudiant pour chaque site de l’université de Bourgogne a été pris en compte. A ce montant a été ajouté le prix de 5 allers-retours de 28 km par mois, calculés selon le barème d’indemnités kilométriques 2020 des frais relatifs au transport en véhicule personnel8. Au total, le coût moyen mensuel des transports pour un·e étudiant·e revient à 104,07 € par mois.

Les frais de vie courante englobent également les frais d’alimentation. Le total mensuel s’élève à 66 €, ce qui correspond à 20 repas par mois (3,30 € l’unité) au Restaurant Universitaire (RU). Le reste des repas est fait par l’étudiant·e, ce qui correspond à 172,22 €9 pour 30 petits déjeuners et 40 repas.

D’autres consommables s’ajoutent aux frais de vie courante, comme le matériel informatique, les vêtements et un lot de produits d’hygiène et de produits d’entretiens pour un total de 314,99 € par mois. Les derniers frais sont ceux de téléphonie mobile, fixe et internet, qui coûtent 51,32 €10 par mois chez les grands opérateurs.

Restent alors les loisirs, où sont pris en compte l’achat de 2 livres par mois à 12,50 € l’unité11 et le montant moyen des sorties selon une enquête de l’Observatoire de la Vie Étudiante de 201012. Le total pour les loisirs donne 74,80 € par mois. Ainsi, de nombreux postes de dépenses, qu’ils soient mensuels ou non, touchent les étudiant·e·s.

ZOOM : LE LOGEMENT


FOCUS : LES INÉGALITÉS TERRITORIALES

La présentation faite ci-dessus relève du cadre général et confond les réalités territoriales des sites de l’université de Bourgogne. En effet, les sites dits délocalisés, bien qu’ayant des coûts structurellement moins élevés, possèdent malgré tout des problématiques spécifiques, et ne doivent pas être délaissés au niveau des services qui sont proposés aux étudiant·e·s.

Au total, un·e étudiant·e s’inscrivant en première année de Licence à l’université de Bourgogne devra débourser en moyenne 2075,01 €. Ce montant est cependant plus élevé pour un·e étudiant·e Dijonnais·e (2090,83 €) que pour un·e étudiant·e d’un site délocalisé (1994,61 €), mais cela n’empêche pas d’avoir des points de vigilance.

LOGEMENTS

Le premier est celui des logements. L’offre du CROUS ne s’étend pas sur tous les sites, et rend difficile son accès pour une certaine population. A Nevers par exemple, ce sont des résidences privées qui se substituent aux habituelles chambres universitaires du CROUS. Pourtant, le parc social nivernnais est particulièrement touché par le taux de vacances des logements, qui s’élève à hauteur de 14%, principalement du fait du manque d’accessibilité et de rénovation.

Dans ces conditions, il devient plus difficile pour les étudiants neversois de trouver des logements décents. La mission du CROUS doit alors pouvoir s’étendre à des sites comme celui de Nevers. Du côté d’Auxerre également, les choses sont frappantes, puisque le prix du logement pondéré atteint 368,70 €, un montant bien supérieur aux autres sites délocalisés. En comparaison, pour Le Creusot les loyers sont à 273,70 € en moyenne.

L’indicateur du coût de la rentrée permet alors de rendre compte de ces inégalités territoriales, et permettent d’insister sur un point : la nécessaire harmonisation du traitement des sites de l’université de Bourgogne. Naturellement, il n’est pas possible ni souhaitable d’obtenir un lissage total des loyers et autres coûts pour les différents sites, mais au vu la croissante précarité des jeunes

Pour aller plus loin, la FEBIA cette année a pour ambition de lancer une concertation de grande ampleur, pour évaluer le bien-être des étudiant·e·s au sein de leur logement, afin de saisir les pouvoirs publics et étayer nos propositions.

TRANSPORTS

Sur la question des transports, de nouveau les prix diffèrent et flambent, pour des services qui ne disposent pas de la même offre. Le comparatif suivant permet de s’en rendre compte :

Les sites délocalisés de l’université de Bourgogne ont des tarifs et abonnements qui sont dans la moyenne nationale au vu de la taille des villes respectives, mais les prix fluctuent. Là où Nevers est bon élève, le coût pour Auxerre reste élevé pour une population étudiante.

Dijon n’est également pas en reste. Avec un coût de 315 € par an pour les 18-25, Dijon est l’une des villes les plus chères de France pour son service de transport en commun13. Si la récente mise en place d’un tarif à 50% pour les boursiers est une initiative louable, l’effort doit pouvoir être généralisé pour l’ensemble des étudiant·e·s de l’université de Bourgogne, voire des jeunes de 18 à 25 ans. Notre indicateur le montre bien : il y a un vrai risque de précarisation des étudiant·e·s non-boursier·e·s issu·e·s des classes moyennes, dont les parents gagnent trop pour pouvoir être éligibles à ces aides, mais pas assez pour avoir un niveau de vie décent. De même, le critère de rattachement aux parents n’est pas fiable à 100%, puisqu’il exclut de la balance la question des difficultés familiales par exemple.

qui provoque des baisses brutales pour les étudiant·e·s qui sont à la limite du seuil défini. Un·e étudiant·e à la limite de l’échelon 4 qui voit les revenus de ses parents augmenter légèrement sur une année peut être rétrogradé·e à l’échelon inférieur, et perdre 100 euros par mois alors que son niveau de vie n’a pas fondamentalement changé. La linéarisation a pour objectif de transformer le système d’échelons en une courbe, où chaque étudiant·e aurait une bourse équivalente à ses revenus.

puisque beaucoup d’étudiant·e·s ne connaissent pas cette réduction, ce qui entraîne des dépenses supplémentaires. Si la FEBIA joue ce rôle de sensibilisation sont action doit être complétée par une information institutionnelle claire.

Pour aller plus loin, la FEBIA se positionne sur le moyen terme pour la gratuité des transports pour les jeunes, pour diminuer drastiquement les coûts. A l’heure où de nombreuses villes passent à la gratuité pour les transports en commun, que ce soit pour les collégiens ou les lycéens à Paris, ou pour toute la population à Dunkerque, il n’est plus possible d’ignorer le débat. Elevée au rang de mission d’information au Sénat, la question de la gratuité doit donc être posée, et la FEBIA militera en ce sens.

Enfin, les transports au sein de la région reviennent cher aux étudiant·e·s, y compris aux étudiant·e·s boursier·e·s. Le tarif de 50% de réduction mis en place est utile pour les étudiant·e·s faisant des aller-retours peu fréquents, mais le prix reste important pour notre base de 5 aller-retours par mois avec 76,72 €.

RESTAURATION

L’importance des coûts intervient aussi sur la question de la restauration. Selon une enquête de la FAGE14, ce sont 65% des jeunes qui sautent régulièrement un repas et cela est clairement dû au manque de moyens. En effet, une fois toutes les autres dépenses mensuelles tombées ce sont les coûts de restauration qui sont sacrifiés. Dès lors, 238,22 € est un montant qui est trop élevé et qui n’est pas soutenable pour toutes et tous.

Parmis ce nombre, 83,5 % reconnaissent manquer de ressources alimentaires.

Dans ces conditions, le CROUS joue un rôle pivot en déployant son activité pour les missions qui sont les siennes. Si des sites comme Dijon peuvent compter sur une présence importante du CROUS, avec plusieurs Restaurants Universitaires et une offre qui se poursuit même le soir, son activité n’est pas présente partout, notamment à Nevers où l’accès aux services est difficile. En cas d’absence du CROUS, la qualité des services est moindre et les prix proposés sont susceptibles d'exploser pour des étudiant·e·s qui n’ont pas toujours le choix de faire autrement. À Nevers par exemple, les horaires du service de restauration étudiante sont extrêmement réduites, ne durant que 30 minutes. Dans ces conditions, les étudiant·e·s sont obligé·e·s de se tourner vers d'autres solutions de restauration, augmentant encore les coûts.

Enfin, ici comme pour les transports, les mesures mises en place ne sont pas suffisantes. La baisse du prix du repas du Restaurant Universitaire à 1 € annoncée par le gouvernement est louable, mais laisse encore une fois de côté les étudiant·e·s non-boursiers, pour qui la situation ne s’améliore pas.


LA CRISE DU COVID-19

La précarité étudiante est un phénomène bien présent et est en constante augmentation. Cette année particulièrement, la crise sanitaire a touché de plein fouet les étudiant·e·s avec un confinement imprévu. Au-delà de la pression psychologique et du sentiment d’isolement social que la crise sanitaire a pu provoquer, elle augmente structurellement les coûts, en ajoutant de nouvelles dépenses obligatoires. Ce sont 31,75 € par mois (masques, gel…) qui devront être déboursés dès la rentrée pour pouvoir se protéger face à la pandémie actuelle, pour pouvoir se protéger et circuler dans les lieux publics.

De l’autre côté, les étudiant·e·s ont rencontré une difficulté supplémentaire : la perte de leur emploi étudiant. Ce dernier représente pourtant 27,3 % de leurs revenus mensuels selon l’Observatoire de la Vie Étudiante16. Et la situation ne s’est pas améliorée pendant l’été : entre des périodes d’examens allongées allant jusqu’à mi-juillet et moins de postes à pourvoir, il est d’autant plus difficile pour les étudiant·e·s de trouver un emploi, et donc une source de revenus.

Au niveau pédagogique, tou·te·s les étudiant·e·s vont aussi avoir besoin de matériel informatique et d’une connexion internet stable pour être parés si une partie des enseignements se déroulent en distanciel. Selon l’enquête menée par la FEBIA, 6,5 % des étudiant·e·s au cours du confinement n’avaient pas le matériel nécessaire pour suivre des études à distance, notamment pour faire tourner certains logiciels spécifiques. La connexion internet est aussi un élément qui peut provoquer des inégalités. Un quart des étudiant·e·s n’avaient pas une connexion internet suffisante pour suivre leurs cours et réaliser leur travail pendant le confinement.

Sur ce point, la FEBIA a déjà engagé un travail avec l’université de Bourgogne pour permettre la prise en charge du matériel pédagogique et l’obligation de fournir des masques à l’ensemble des étudiant·e·s.

ZOOM : PRÉCARITÉ & COVID-19


LA FEBIA EN ACTION

Nous l’avons vu, les difficultés financières rencontrées par les étudiant·e·s sont bien réelles et sont en constante augmentation. Dès lors, l’ensemble des acteurs de la société civile doivent se mobiliser pour trouver des solutions. C’est ici que la FEBIA intervient, par le développement pour Dijon d’un projet de lutte contre la précarité étudiante : l’AGORAé. Une AGORAé est une épicerie sociale et solidaire destinée aux étudiant·e·s, qui propose des produits à 10 % du prix du marché. Elle prend en compte le reste à vivre de l'étudiant.e pour lui proposer une réponse adéquate et lui permettre de faire ses courses pour un prix dérisoire. L'AGORAé a aussi pour objectif d’être un lieu de vie accessible à tou·te·s les étudiant·e·s et se veut lutter contre l'isolement social en proposant des activités culturelles ainsi que des permanences juridique pour les étudiant·e·s.

En parallèle, la FEBIA souhaite continuer à intervenir sur les sites délocalisés en systématisant les actions de lutte contre la précarité, en collaboration avec les épiceries sociales locales, pour offrir une action complète sur le territoire. Dès la rentrée, la FEBIA poursuivra l’action initiée au cours du confinement par la distribution de paniers aux étudiant·e·s dans le besoin.

Lutter contre la précarité étudiante à un coût, et nécessite un engagement politique fort de la part de tou·te·s les acteur·rice·s, mais il est essentiel pour permettre aux étudiant·e·s de vivre et étudier dans des conditions décentes, pour la société de demain.


LA FEBIA EN BREF

Née du souhait de renouveler le projet fédératif local, la Fédération Étudiante de Bourgogne Inter-Associative est aujourd’hui la première coordination associative bourguignonne de jeunes et étudiant·e·s. Forte d'une présence sur l'ensemble du territoire, la fédération est actrice de l'économie sociale et solidaire et se reconnaît pleinement dans la démarche d'éducation populaire.

Nos valeurs et nos idées d'une fédération

Depuis sa création, la fédération fait le pari de la démocratie participative et de l'innovation sociale et pédagogique pour accompagner la transition vers une société nouvelle. Elle agit pour le droit de toutes et tous à recevoir une formation participant à la construction d'un esprit critique et, par ses actions, oeuvre pour l’ouverture et la formation des citoyen·ne·s de demain.

Un réseau ancré dans le territoire

En adhérant à notre mouvement, les associations rejoignent un réseau de bénévoles et d'associations réparti sur l'ensemble du territoire, qui chaque jour, agit pour construire une société libre, altruiste et inclusive.


SOURCES

1 Dossier de presse indicateur coût de la rentrée FAGE 2020

2 DGESIP - Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

3 service-public.fr/particuliers/vosdroits/F375 et legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029337625

4 Ooshop et Google Shopping

5 Schéma directeur UBFC : ubfc.fr/wp-content/uploads/2018/10/schemadirecteurdelavieetudiante.pdf

6 Chiffres du logement : locservice.fr/_media/logement-etudiant-bourgogne-franche-comte-2020.pdf

7 locservice.fr

8 impots.gouv.fr

9 Ooshop

10 Prix moyen des forfaits mobile + internet et fixe chez Orange, SFR et Free

11 sne.fr/acces-au-livre-et-prix-du-livre

12 Enquête 2010 de l’OVE : environ 50 € par mois

13 Observatoire de la mobilité

14 Enquête 2017 sur l’alimentation de l’OVE : ove-national.education.fr/wp-content/uploads/2019/01/oi9_oi9.pdf

15 Enquête 2020 de la FEBIA : État des lieux de la précarité étudiante durant le confinement

16 Enquête 2016 OVE : ove-national.education.fr/wp-content/uploads/2018/11/Fiche_Ressources_economiques_des_etudiants_CdV_2016.pdf